Une belle histoire

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Voilà, c’est décidé: plaid sur le dos, UGG greffés aux pieds, un chocolat chaud à la main, je vais passer ce jour férié avec un bon bouquin. Je ne sais pas si c’est la baisse des températures qui donne subitement envie de se cultiver, en tout cas je reconnais que je lisais plus souvent Elle que Zola. Avec la série du moment, l’émission bébête à la télé, ou je ne sais quelle autre distraction facile, le choix était vite fait. Jusqu’à cet été, où un roman m’a redonné envie de lire plus régulièrement: Demain j’arrête de Gilles Legardinier. Vous savez, quand vous lisez le plus lentement possible, histoire de retarder la fin d’un livre que vous aimez? C’est ce qui s’est passé. C’est l’histoire de Julie, une jeune femme pétillante et maladroite qui prend tous les risques pour approcher son voisin au nom intriguant. C’est une bouffée d’air frais, une histoire qui rend heureux, écrite avec beaucoup d’humour et de générosité. Les personnages sont touchants et tellement proches de nous. En voici un extrait: Il faut tout espérer, au risque d’être déçu. Il faut tout éprouver au risque d’être blessé, tout donner au risque d’être volé. Ce qui vaut la peine d’être vécu vous met forcément en danger…

Et puis, il y a eu la lecture qui a suivi: La liste de mes envies de Grégoire Delacourt. Jocelyne rêvait d’être styliste et du prince charmant. Mais à 47 ans, elle doit se contenter d’un mari indifférent et d’une vie pas tout à fait comme elle l’avait voulue. Alors, lorsqu’elle gagne au loto, elle se demande: n’aurait-elle finalement pas plus à perdre qu’à gagner? Pendant une trentaine de pages, on profite d’une réflexion sur le bonheur, le rapport à l’agent, une partie finalement assez optimiste et qui amène à un vrai questionnement sur la liste de ses désirs. En dehors de ça, je n’ai pas vraiment aimé ce livre: trop de clichés (Jocelyne est ronde et elle ne plaît pas), de désillusions (elle se complaît dans sa vie malheureuse avec un homme qui ne la mérite pas) et une fin décevante.

Et aussi, Le quatrième mur de Sorj Chalandon. Une histoire d’amitié sur fond de guerre tout aussi sublime que les personnages qui la font vivre: Sam rêvait de mettre en scène l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth, sur la ligne de front, en prélevant des acteurs dans chaque camp. Une trêve poétique dans un décor saccagé. Et puis Sam est tombé malade, et a fait promettre à son ami Georges de prendre la suite. Un conseil: lisez-le!

Voilà, maintenant j’erre dans les librairies à la recherche de nouveaux livres. Je consulte Babelio, Evene, je ne me reconnais plus. Vous avez lu ceux-là? Vous en avez d’autres à me conseiller?

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2 Commentaires

  1. Fanny

     /  17 novembre 2013

    Hélène Gremillon: Le Confident!
    On commence, on le lâche plus!

    Je viens de découvir ton blog, j’aime beaucoup.
    Bonne continuation!

    Réponse

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